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France culture: les mercredis dethéâtre: émission du 27 avrl, le théâtre sait-il philosopher? émission du 20 avril, qui est présent sur scène? l'acteur ou le personnage?
A podcaster sans hésiter...
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Le 25 mars 2011, nous avions rendez vous au théâtre Salihara pour une représentation ne ressemblant à aucune de celles que nous avions pu voir auparavant. Tout d’abord très différente puisqu’il s’agissait d’une pièce jouée en indonésien, mais aussi par le jeu des acteurs.
Découvrons tout d’abord l’intrigue de cette pièce :
Tout en ouvrant sa vieille valise, celle qu'elle avait gardée lorsqu’elle fut vendue à l’Hollandais Mellema et avec laquelle sa fille était sur le point de quitter l’Indonésie pour la Hollande, Nyai songe à son passé. Ses premiers souvenirs la ramènent à l'époque où elle entra dans la maison de Mellema comme une jeune fille sans éducation, choisie pour être la concubine de l’homme blanc. Elle se souvient également d’avoir petit a petit acquis des connaissances, appris à parler couramment le néerlandais, de s’être cultivée, notamment en littérature. Elle se rappelle de s’être peu à peu transformée en une femme d’autorité et de moyens jusqu’à ce qu’elle finisse par succomber à la triste réalité : elle n’était que faussement libre, toujours concubine au fond, sans aucun droits, pas même ceux d’une mère. .
Les acteurs n’étaient que quatre : Nyai Onto Soroh agée (soit Sita Nursanti), Nyai Onto Soroh jeune (soit Agni Melati), la fille de Nyai Onto Soroh (soit Agni Melati), son époux (soit Willem Bevers) et enfin l’amoureux de la fille de Nyai Onto Soroh (soit Bague Setiawan)Cette pièce traite donc de la situation des femmes à l’époque de l’occupation hollandaise mais elle critique également les inégalités encore présentes de nos jours. L’histoire est simple mais très belle et je pense qu’elle reflète bien la réalité des pays autrefois colonisés. .
La mise en scène était également très intéressante et différente de ce que nous avions vu et joué auparavant. Par exemple, l’actrice principale était très souvent de dos et cela avait l’air d’être fait exprès. Bien que nous ayons appris à ne pas tourner le dos lors de nos séances de théâtre, j’ai trouvé cela intéressant. L’idée du flash-back m’a beaucoup plu également : on pourrait croire que c’est beaucoup plus difficile au théâtre qu’au cinéma (sans effets spéciaux) mais bien que je sois loin d’être bilingue, j’ai tout de suite compris de quoi il s’agissait. Le jeu des deux femmes avec l’écharpe était aussi une très bonne idée : on avait l’impression qu’elles n’étaient qu’une.
J’admire beaucoup l’actrice qui avait le rôle de Nyai Onto Soroh lorsqu’elle est plus âgée, j’ai trouvé son jeu et son expression faciale très recherchés et convaincants. C’est un personnage qui m’a beaucoup touché notamment par sa force morale et sa détermination.
Emma Folliasson, 1ère S
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